Le Carême : période préparatoire à Pâques
Le Carême commence le mercredi des cendres : pendant 40 jours, les chrétiens se préparent à la grande
fête de Pâques en pensant davantage à Dieu et aux autres. C’est un temps de partage, de prière, de
changement, de conversion, pour aimer comme Jésus le demande.
La semaine sainte commence avec le dimanche des Rameaux et inclut le jeudi saint, le vendredi saint et
s’achève avec la veillée pascale, pendant la nuit du samedi saint au dimanche de Pâques. Les 7 semaines
qui suivent Pâques constituent le temps pascal.

Le jeûne. C’est-à-dire une forme de privation par quoi on veut montrer que l’on est libre par rapport aux
dépendances matérielles mais aussi d’autres formes de dépendances qui dépassent de loin la seule
nourriture (se priver aussi volontairement de ce qui prend beaucoup de place : ordinateur, télévision,
téléphone…). C’est un exercice qui favorise l’intériorité. Concrètement, au cours du Carême le Jeûne est
demandé le jour du Mercredi des Cendres et le Vendredi Saint. Il consiste à prendre un repas léger le midi
et le soir sans alcool et sans viande. Ne pas confondre avec l’abstinence (de viande) qui est demandée,
durant le Carême, tous les vendredis et le mercredi des Cendres, en souvenir de la Passion du Christ.

Le partage, ou l’aumône. Si le jeûne nous permet de vivre en hommes libres, le partage et la générosité
nous invitent à vivre en frères. Lié au jeûne, le partage indique le sens de nos privations. Il ne s’agit pas de
se priver pour le plaisir (ou plutôt pour la douleur), mais bien pour s’ouvrir aux autres. Nous célébrons à
Pâques, le don de soi du Fils de Dieu, auquel nous sommes invités à répondre à notre tour.
Traditionnellement, durant cette période de Carême, les communautés chrétiennes, les associations ou
services d’Eglise organisent des temps forts de solidarité pour les plus pauvres, proches ou lointains.

La prière est le troisième volet de la pratique du Carême. Cette fois, c’est une invitation à vivre en fils de
Dieu. Si par le jeûne, on se « désencombre » de soi, si par le partage on comble l’autre de notre richesse,
par la prière on se remplit de la présence de Dieu, ou plutôt on laisse Dieu nous remplir de sa présence.
Comme pour le jeûne et le partage, on se reportera à l’Evangile selon st Matthieu (Mt 6, 1-18) qui engage à
vivre le jeûne, le partage et la prière « dans le secret », c’est-à-dire non pas de manière extérieure,
formelle et ostentatoire, mais dans l’intériorité. Le plus important, c’est l’attitude intérieure et non pas le
respect formel d’un rite par pure obéissance. Dans beaucoup de paroisses ou de mouvements,
d’Etablissements scolaires ce temps de Carême est l’occasion d’organiser des réunions de prière ou de
réflexion ou encore des célébrations supplémentaires.