Vendredi 12 mai – 17.30

  1. Contraires : « Pas de réponses toutes faites et figées »

 

  • A quelle heure arrêter écrans avant de se coucher ?

 

Voir Serge Tisseron (théorie des 3/6/9/12) ; avant 3 ans : écrans non conseilles car ça ne leur apporte rien. Pas juste au moment de se coucher mais un peu avant et poser une règle (pas faite pour embêter les enfants, ça simplifie la vie). Pour aller au lit : conseil : repérer que quand l’aiguille est en bas (20.30) tous les enfants dorment → vers 3ans et demi ça devient facile pour enfant d’aller au lit. Pour écran même règle – ça dépend de notre rythme mais les enfants doivent dormir 10h donc il faut qu’ils aillent au lit tôt + arrêter écran au moins ½ heure avant

En primaire école commence tôt donc

Pas de télé dans les chambres ! : c’est comme s’ils rencontraient qui ils veulent quand ils veulent en étant seuls !

Pas plus tard que 20h30 car cycles de sommeil de 1h30 donc sinon ça renvoie à 22h !

 

  • Et la sieste ?

 

Très bon moyen pour que les enfants s’endorment le soir – très bon pour les adultes aussi qui maltraitent leur sommeil

 

  • Combien d’heures de sommeil ?

 

Variable – donnée non corrélée avec autre chose

 

  • L’enfant peut-il dormir avec ses parents de temps en temps ?

 

Vers 2 mois et demi : présence des parents : l’enfant peut la mentaliser, il n’a pas besoin de la toucher – il faut apprendre à l’enfant d’avoir la présence de ses parents dans sa tête.

Il faut des circonstances pour s’endormir (chacun a les siennes) mais où l’enfant se sent bien, est rassuré. « Je reviens dans 5 min pour voir si tu t’endors » et on y retournes – mais les parents doivent être solides, il faut des conditions et les tenir.

Laisser l’enfant inventer son petit rituel – juste ne pas le surcharger

De temps en temps oui mais pas du tout de façon rituelle !

 

  • Il ne faut pas se justifier / donner trop d’explications aux enfants – sinon on s’attribue leur propre anxiété et ils vont vite s’en servir.

Mentaliser c’est ça – même si le papa arrive tard du travail, ne pas laisser les enfants veiller, il peut mentaliser et se dire qu’avec papa on fera samedi…

 

  • Que faire face à un enfant difficile sur l’alimentation ?

 

Quand les enfants commencent à manger seuls, ils commencent à sélectionner leur nourriture : il ne faut pas accepter n’importe quoi !

Il faut prendre son temps dans le repas ; ne pas se justifier : « tu manges, c’est comme ça », ne pas laisser de choix.

Pas de chantage – et c’est nous qui leur donnons à manger, ce ne sont pas eux qui se servent

 

  • Comment faire pour éviter de s’énerver et de perdre patience quand on répète 3 ou 4 fois ?

 

Pas de solution, on s’énerve, c’est normal car ils se posent en s’opposant à titre de jeu et de construction d’eux- mêmes mais il faut exercer sur eux une contrainte : et il ne faut surtout pas se justifier car ça ne fonctionne pas, ça va rassurer l’enfant car il ne peut pas décider lui-même, il faut la prendre pour lui ; il ne faut pas être violent (= abus de la force) mais la force doit être utilisée ; nous ne sommes pas là pour que les enfants décident tout le temps de tout – c’est le rendre fort et autonome car en face il a un adulte fort ; si en face il a un parent faible il sait qu’un jour il sera lui aussi faible.

Celui qui a l’autorité c’est celui qui autorise ! Car = agir sous protection

Il faut que les enfants franchissent des étapes.

 

  • Un enfant n’est pas plus intelligent si on lui apprend à l’avance !

Il y a un âge et un niveau où l’on peut faire – si certains enfants ont envie les laisser faire

 

  • Les enfants sont moins autonomes et aident beaucoup moins qu’avant ! C’est un bien qu’ils le soient

 

  • Comment faire entrer les enfants dans une réelle écoute ?

 

Enfants plus polyvalents qu’avant mais se laissent distraire plus facilement – c’est une particularité de notre époque qui crée des problèmes – la question de l’attention est étonnante – on est différent dans notre capacité intentionnelle – on l’épuise en moyenne au bout de 55 min puis il faut une pause

On ne peut apprendre qu’à cerveau ouvert – l’apprentissage se fait dans la capacité du cerveau à faire se rencontrer une connaissance avec ce qu’il sait déjà ; il faut un peu de nouveau et pas trop de nouveau. C’est une question sur mesure.

Pas de séquence trop longue, on n’apprend pas dans la répétition sauf pour ceux qui ont des difficultés.

 

  • Les enfants ont tendance à parler sans filtre

 

Mais l’école peut être le lieu où on ne parle pas aux adultes n’importe comment ; on n’a pas à se plier à la façon dont un enfant veut nous parler.

Professeurs = facteur de sécurisation, pas facteurs de stress, il ne faut pas les laisser se débrouiller, ni faire ce qu’ils veulent ; si c’est interdit on a le droit de le dire.

Les enfants ne doivent pas non plus parler avec une assurance d’adulte on a le droit de lui dire que « non, tu ne parles pas comme ça »

 

 

  • Activités extrascolaires des enfants ?

 

Certains peuvent en avoir 2 ou 3 mais plus c’est pas très recommandé, il ne faut pas les faire devenir des compétiteurs. A 6 ou 7 ans normalement il ne faudrait pas d’activités avec des règles.

 

13) La posture de l’enseignant face aux parents et aux enfants ?

 

IL FAUT DES MURS, DES BARRIERRES, CA RASSURE les enfants. IL FAUT UN CADRE

Et l’école procure ceci, il y a des règles et c’est ainsi.

Les adultes n’ont pas à se sentir coupable, les enseignantes non plus. Les enseignantes femmes n’ont pas à materner ; on voit en effet qu’avec les maîtres hommes le problème ne se pose pas.

Certains parents sont également pervers et se servent de l’enfant pour faire de la psychologie là où il n’y a pas lieu d’être.

 

14) Est-ce normal qu’un enfant ne sache pas répondre lorsqu’on lui demande ce qu’il a fait aujourd’hui ?

En maternelle c’est normal ils ne savent pas construire un récit – perception du temps et de la durée vers 2ans et demi / 3 ans ; 3ans et demi 4 ans anxiété car ils ne mesurent pas le temps et se sentent en insécurité.

Ils vont raconter par morceaux sans le mettre en forme sous forme de récit.

Il faut leur apprendre à travailler avec le temps – ce n’est pas parce qu’ils ont les mots qu’ils ont le temps – certains sont anxieux car ils ne savent pas qui les amène à l’école, qui vient les chercher le soir …

Le calendrier est vital vers 4 ans, ou dessiner avec eux pour qu’ils aient des repères.

Jardin secret : ne pas lui extirper

Ils construisent le récit à partir du CP seulement.